Concours d’illustrations de poèmes

Les élèves de CE1-CE2 ont participé à un concours national d’illustration de poèmes, lancé par l’association Carte Postale. Tous ces poèmes, écrits par Christophe Henriet, sont rassemblés dans un recueil intitulé « Des Z’Humains pas tous Zinzin ».

Les enfants se sont mis par groupe pour comprendre le poème qu’ils avaient choisi. Ils se sont entraînés à le lire devant la classe, puis se sont mis d’accord sur l’illustration. Ils étaient libres de choisir les supports, matériaux, outils et techniques pour réaliser cette illustration.

Les poèmes ayant reçu le 1er prix sont :

– Armstrong mais lequel ?

– Le château de cartes

– Le temps, il passe

 

Les poèmes ayant reçu le 2nd prix sont :

– Monsieur Confucius

– Gros mots, petits mots

 

Félicitations à tous les enfants pour leur participation !

Bonne lecture !

 

Gros mots, petits mots

Les gros mots me heurtent les oreilles
Comme un éléphant m’écrase les orteils
Quand il avance sans faire attention
Et m’écrabouille mes petits arpions

Les petits mots, eux, sont tout doux
Et me touchent comme des milliers de bisous
Surtout quand ils sortent de bon coeur
Pour combler chacun de bonheur

Les mots peuvent bien sûr exprimer
Des choses très différentes, oui mais
On peut toujours être poli
Cela rend la vie bien plus jolie !

Le château de cartes

D’abord je place le premier rang
Surtout je dois prendre tout mon temps
La base doit être bien stable
Je dirais même, impeccable
Inaltérable, inattaquable !

Ensuite je monte les étages
Doucement, pas d’enfantillage
Je dirais même, soyons sérieux
C’est un ouvrage laborieux
Ne faisons pas les furieux !

Enfin, valet, dame, roi, as
Je dirais même, c’est la grande classe
Quelle belle allure a mon édifice
Il m’en a fallu des sacrifices
Mais ! Quel est ce maléfice ?

Un courant d’air passe en furie
Plus vite qu’un cheval vers l’écurie
Je dirais même, plus vite qu’une petite souris
Tout s’écroule, c’est une chute en série
Je pleure comme l’éléphant barrit

De longs efforts sont nécessaires pour construire
Quelques instants suffisent pour détruire

Le jardinier et l’arrosoir

Devant un arbre à toute saison
Se dresse un bien vieil arrosoir
Juste à côté de la maison
Qui comme l’homme perd sa mémoire

Le jardinier ne sait jamais
Où il a mis son tourniquet
Peut-être un soir est-il resté
Égaré entre deux piquets ?

A moins que patates et tomates
Ne fassent la conversation
A ce bien drôle d’automate
Oublié par son vieux patron

C’est par hasard un soir d’hiver
Qu’un enfant l’a redécouvert
La rouille l’avait devant son arbre
Gravé un peu comme dans le marbre

Devant un arbre à toute saison
Se dressait un vieil arrosoir
Mais le temps en a eu raison
Comme du jardinier, sa mémoire.

Le temps, il passe

Mais où sont passés mes cheveux ?
Se demandait un vieux monsieur
Je les avais devant les yeux
Avec ma mèche, j’étais bien mieux

Même plus un poil sur le caillou !
Des moustiques y foncent comme des fous
Ils ne font que piquer ma tête
En plus ils jouent de la trompette

Et où est passée ma jeunesse ?
Elle est partie mais rien ne presse
Mesdames si vous la retrouvez
Merci de me la ramener

Le temps, il passe
Rien ne l’arrête, mais tout l’efface.

Monsieur Confucius

Monsieur Confucius était un homme très sage
Qui vivait en Chine, bien avant le Moyen âge
Il réfléchissait dans sa tête
Souhaitant des humains un peu moins bêtes
On sait beaucoup de ce qu’il disait
Mais rien de ce qu’il ne disait
C’était un très grand philosophe
Un homme qui pense encore plus fort qu’un prof
Il observait ses congénères
Des enfants jusqu’aux centenaires
Se concentrait sur ce qu’il entendait, ce qu’il voyait
Et notait sur de bien drôles de cahiers
Toutes ses pensées
Toutes étaient sensées
Car aujourd’hui encore, plus de deux mille ans après
Ses mots sont toujours aussi vrais !

Petit mot pour maman

On a construit la jolie tour Eiffel
Et avant, on a bâti d’immenses cathédrales
Et depuis, d’autres tours qui montent jusqu’au ciel.
On a organisé des tours du monde en croisière
Demain, ce sera des promenades astrales
Au bout de l’Univers à la vitesse de la lumière.

Mais tout ce que vous pourrez faire
Aussi génial et incroyable qu’extraordinaire
Ne pourra au grand jamais être plus grand
Que les bras d’une maman tendus vers son enfant.

Armstrong, mais lequel ?

Armstrong à la trompette
Ça sonne super chouette
Ça swingue mon ami Louis
Le monde en est tout ouï
Il devient merveilleux
Sur ton rire mélodieux !

Armstrong à bicyclette
Vroum ! Saperlipopette !
Là du coup, c’est plus fort
Que le pire des Roquefort
Lance, ce n’est pas très net
Trop vite pour être honnête

Armstrong en cosmonaute
C’est un parcours sans faute
Pour notre humanité
Dans les songes d’un été
Un grand pas ? Pour qui, Neil ?
Où est le bout du tunnel ?

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